Vous avez du mal à gérer plusieurs flashs en studio ? Je vous montre ma méthode complète pour construire un portrait studio avec 5 lumières...
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Aujourd’hui, on va parler de photo au flash en studio, et plus précisément d’un sujet qui impressionne souvent les débutants : comment contrôler plusieurs flashs dans un même setup.
Pour cette vidéo, un partenaire m’a envoyé le transmetteur Godox X3 Pro pour tester, et plutôt que de faire une simple présentation du produit, j’ai préféré l’intégrer dans une situation concrète : la réalisation d’un auto-portrait studio avec cinq sources de lumière.
Photo finale avec les 5 flashs
Voici le portrait final…
Et ce qui est intéressant ici, ce n’est pas seulement le rendu final, mais surtout de comprendre comment on arrive à ce résultat.
Parce qu’en réalité, quand on débute ou même quand on a déjà un peu d’expérience avec les flashs, le vrai problème n’est pas forcément le matériel.
C’est qu’à partir du moment où on ajoute plusieurs sources de lumière, on peut très vite perdre la logique de l’éclairage.
Dans cette vidéo, je vais donc vous montrer trois choses :
Mais je préfère être clair dès le départ : le but de cette vidéo n’est pas de vous dire qu’il faut absolument cinq flashs pour faire un bon portrait.
C’est plutôt de vous montrer une méthode. Méthode que vous pourrez réutiliser avec deux lumières, trois lumières, ou davantage.
Vue générale du setup
Ici, on a :
Et avant d’entrer dans les détails, je vais déjà vous montrer une déconstruction rapide du résultat.

Quand on regarde l’image de cette façon, on comprend immédiatement quelque chose de très important : chaque lumière a un rôle.
Et c’est précisément là que commence un setup multi-flash réussi.
Avant de regarder ce setup en détail, je voudrais vous donner la logique que j’utilise presque systématiquement quand je travaille avec plusieurs sources de lumière.
Cette logique tient en trois principes très simples.
Quand vous utilisez plusieurs flashs, il ne faut pas penser en vous disant : "J’ai cinq flashs, donc je vais pouvoir éclairer entièrement toute ma scène."
Il faut penser en vous disant : "Chaque source doit remplir une fonction précise."
Par exemple :
Autrement dit, plus vous attribuez une fonction claire à chaque lumière, plus votre setup devient lisible.
C’est probablement l’erreur la plus fréquente.
Quand on a plusieurs flashs en place, on est tenté de tout allumer tout de suite, puis de commencer à corriger un peu partout.
Le problème, c’est qu’à ce moment-là, on ne sait plus vraiment ce que chaque lumière apporte.
La bonne méthode, c’est donc de construire l’image étape par étape.
De cette manière, on comprend immédiatement ce que chaque ajout change dans l’image.
C’est un point essentiel !!!
Si une lumière est mal placée, ce n’est pas en montant ou en baissant sa puissance que vous allez corriger le problème.
La direction de la lumière détermine :
Donc d’abord, on place la lumière, ensuite, on ajuste la puissance !
Et quand on a plusieurs sources, l’idéal est de les organiser par groupes.
C’est justement là qu’un transmetteur devient très utile, parce qu’il permet de piloter plusieurs sources de lumière plus facilement, groupe par groupe, sans devoir s’approcher de chaque flash à chaque correction.
Donc si vous deviez retenir qu’une seule chose : ne cherchez pas à régler toutes les lumières en même temps, mais construisez votre image une lumière après l’autre.
Maintenant, je vais vous montrer comment j’ai construit concrètement ce portrait.

Pour ce shooting, j’ai utilisé :

Présentation avec Set.A.Light 3D
L’idée ici n’est pas de vous dire que ce setup est une recette universelle, mais de vous montrer la logique de construction.
Je commence toujours par la source la plus importante : la lumière principale.

Ici, j’ai utilisé un flash Godox QT600, avec une softbox ronde de chez Godox équipée d’une grille.
Cette lumière est placée devant moi, sur ma gauche.
Son rôle est très simple : c’est elle qui donne la direction principale de la lumière et qui crée le volume général.
La grille est importante ici, parce qu’elle me permet de mieux contenir la lumière et d’éviter qu’elle vienne trop éclairer le fond derrière moi.


Si vous regardez cette image, vous voyez qu’on a déjà quelque chose de très intéressant. Le visage est construit, on a du relief, une direction et une ambiance.
Et c’est important de le rappeler, parce que dans beaucoup de setups, la réussite de votre shooting vient tout d’abord de la lumière principale.
Les autres lumières viennent ensuite compléter, séparer, ou enrichir l’image.
Du côté opposé à cette lumière principale, j’ai placé un réflecteur blanc.

Ce n’est pas un flash, mais il joue un rôle essentiel dans l’image.
Il sert à déboucher légèrement les ombres sur le visage, sans casser complètement le contraste.


Ce que j’aime dans ce type de solution, c’est que cela permet d’adoucir subtilement le rendu sans ajouter une nouvelle source réelle de lumière.
Et cela rappelle aussi quelque chose d’important : un bon éclairage, ce n’est pas seulement une question de nombre de flashs, c’est aussi une question d’un bon contrôle de la lumière.
Ensuite, j’ai ajouté deux flashs qui ont exactement la même fonction.
Rim light de gauche
Rim light de droite
Ici, j’ai utilisé deux Godox AD400 Pro, chacun avec une stripbox 30 par 120 cm, équipée d’une grille.
Ces deux lumières sont placées de part et d’autre de moi, légèrement en retrait.
Leur rôle n’est pas d’éclairer le visage, mais de créer une séparation entre mon corps et l’arrière-plan.
On appelle souvent cela en anglais des "rim lights", ou encore "lumières de contour".


Quand j’active une seule lumière, on commence déjà à voir un liseré sur le contour du corps.


Quand j’active les deux, la silhouette se détache beaucoup mieux du fond.
Et c’est souvent ce type de lumière qui donne un rendu plus “studio” et plus travaillé.
Les grilles sont importantes ici aussi, pour deux raisons : éviter que la lumière parte dans le fond de manière incontrôlée, et éviter aussi le flare vers l’objectif.
C’est un bon exemple de ce que j’évoquais tout à l’heure : ces flashs ne sont pas là pour “éclairer plus”, mais pour remplir une fonction précise.
Ensuite, j’ai ajouté une lumière dédiée au fond.

Ici, j’ai utilisé un Godox AD400 Pro avec un bol réflecteur classique, une grille, une diffusion, et un gel bleu.
Ce flash est placé derrière moi, orienté vers le fond.
Son rôle est double. D’abord, il permet de donner vie au fond. Au lieu d’avoir un fond gris uniforme et un peu neutre, on introduit une zone lumineuse qui structure davantage l’arrière-plan.
Ensuite, le gel bleu permet d’apporter une séparation par la couleur.


Et là encore, on voit bien la logique du setup.
Cette lumière n’éclaire pas le sujet directement comme la lumière principale. Elle n’éclaire pas non plus les contours comme les rim lights. Son seul rôle est de donner de la présence au fond et de créer une ambiance.
Enfin, j’ai ajouté une cinquième lumière.

Ici, c’est un flash cobra Godox V100, avec un bol réflecteur classique équipé d’une grille.
Cette lumière est placée légèrement en retrait, au-dessus, orientée vers la tête et le haut du dos.
On peut l’appeler "hair light", ou encore "lumière d’accentuation" sur le haut du corps.
Son rôle est assez subtil. Elle vient renforcer la séparation entre le haut du sujet et le fond, en ajoutant un petit éclat sur la tête et les épaules.


C’est typiquement une lumière qui ne doit pas être trop forte.
Et c’est souvent ce genre de petite touche qui fait passer une image de “correctement éclairée” à une image “vraiment construite”.
Une fois que toutes les sources sont en place, le travail n’est pas tout à fait terminé.
Maintenant qu’on sait que chaque lumière fonctionne, il faut voir si elles fonctionnent bien ensemble ?
C’est là qu’on commence à ajuster les ratios.
On va chercher un équilibre entre :
Et c’est là qu’un transmetteur piloté par groupe prend tout son intérêt, parce qu’on peut corriger finement l’équilibre général des différents groupes de lumière.
Le transmetteur sans fil Godox X3 Pro
Maintenant que vous avez vu la logique du setup, on peut parler du transmetteur, et surtout : qu’est-ce qu’il apporte concrètement quand on travaille avec plusieurs flashs ?
Le vrai problème, dans un setup multi-flash, ce n’est pas seulement d’avoir plusieurs sources de lumière, mais de comment les piloter.
Parce que si vous devez vous déplacer vers chaque flash à chaque fois pour, baisser une puissance, couper une lumière, allumer une lampe pilote, tester une variante, vous perdez énormément de temps.
Et dans mon cas, avec un auto portrait, c’est encore plus vrai.
Comme je suis à la fois derrière et devant l’appareil, j’ai besoin que le pilotage soit le plus simple possible.
C’est précisément là que le transmetteur Godox X3 Pro devient intéressant.

D’abord, il permet de travailler par groupe, ce qui est indispensable dès qu’on a plusieurs rôles pour les lumières dans une même image.
Son écran tactile de 2,4 pouces permet d’afficher simultanément 4 groupes, tout en permettant de gérer jusqu’à 16 groupes au total. Concrètement, cela rend la lecture du setup beaucoup plus claire.
Il prend en charge les modes TTL, Manuel et Multi, ainsi que le mode High-Speed Sync jusqu’au 1/8000 s, avec 32 canaux pour la connexion sans fil.
Dans un contexte studio comme celui-ci, ce qui m’intéresse surtout, c’est la possibilité de :
Autre point intéressant ici : c’est sa connexion Bluetooth.
Le X3 Pro peut être piloté via l’application Godox Flash sur smartphone.
Dans une situation d’auto portrait comme ici, c’est particulièrement pratique, parce que cela permet d’ajuster certains paramètres sans avoir à revenir sur le boîtier.
L’application n’est pas parfaite, mais reste tout de même bien pratique dans certaines situations
Et enfin, côté pratique, on a une batterie intégrée rechargeable en USB-C, qui peut se recharger en 2 heures, et possède une autonomie d’environ 35 jours en veille.
Donc ce qu’il faut retenir de ce type de transmetteur : il ne va pas régler la lumière à votre place, mais en revanche, dès que vous commencez à travailler avec plusieurs lumières, il va énormément vous simplifier le travail.
Avant de conclure, je voudrais vous partager quelques erreurs très fréquentes quand on commence à travailler avec plusieurs flashs.
Je dirais que c’est la base !!!
Si vous ajoutez une source simplement parce que vous avez un flash disponible, vous allez souvent compliquer votre image au lieu de l’améliorer.
Chaque lumière doit répondre à une question simple : à quoi elle sert ?
C’est probablement l’erreur la plus courante.
On allume tout, on modifie tout, et au bout de quelques minutes, on ne sait plus quelle lumière produit quel effet.
La bonne méthode, encore une fois, c’est de construire l’image lumière après lumière.
Si la direction n’est pas bonne, la puissance ne réglera pas le problème.
Commencez toujours par la position, et ensuite seulement, ajustez la puissance.
Quand on travaille au flash, on a parfois tendance à partir avec des puissances trop élevées.
Le résultat, c’est qu’on ne sait jamais si on n’est pas juste au-dessus de la puissance adaptée.
Je trouve souvent plus simple de commencer plus bas, puis de monter progressivement si nécessaire.
C’est une erreur très classique, surtout quand on débute.
On pense qu’il faut de la lumière partout, donc on essaie de tout déboucher.
Mais en portrait, les ombres font partie de la photo, puisqu’il y apporte du relief. Si vous les supprimez complètement, l’image peut devenir très plate.
Et j’ajouterais une petite erreur supplémentaire : c’est de faire arriver trop de lumière sur le fond, volontairement ou non.
C’est justement pour cela que les grilles peuvent être très utiles dans ce type de setup avec peu d’espace comme ici : elles permettent de mieux contrôler la direction de la lumière et d’éviter qu’elle se répande partout et notamment vers le fond.
Si je résume la méthode, elle est finalement assez simple.


Comparaison "lumière ambiante" / "5 lumières flash"
Pour construire un setup multi-flash efficace et lisible, vous pouvez retenir quatre étapes :
Et ce que montre bien cet exemple, c’est qu’un setup à plusieurs flashs n’est pas forcément compliqué si vous gardez une logique claire.
Encore une fois, le but n’est pas de multiplier les lumières pour le plaisir, mais de rendre votre image plus lisible, plus structurée, et plus intentionnelle.
Et dans ce contexte, un transmetteur comme le Godox X3 Pro peut vraiment être utile, non pas parce qu’il remplace la réflexion sur la lumière, mais parce qu’il fluidifie le pilotage dès que le setup commence à devenir plus élaboré.
Son intérêt repose notamment sur la gestion par groupes, l’écran tactile, le Bluetooth via l’application mobile, et le contrôle des lumières tout cela dans un format compact.
J’espère que cette vidéo vous aura aidé à mieux comprendre comment aborder un setup multi-flash de manière simple.
Et si vous voulez aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez aussi télécharger mon guide PDF : “8 configurations d’éclairage photo studio” que je vous ai mis dans la description.
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